Monuments et patrimoine

Château Larcher possède un important patrimoine médiéval dont l’élément le plus remarquable est certainement sa Lanterne des morts.


Les lanternes des morts sont des monuments rares. La nôtre date du XIIIème siècle. Elle déploie son imposante stature (8,5 mètres de hauteur) au cœur du cimetière de notre village.
Poitiers possède une réplique exacte de notre lanterne des morts. Celle-ci éclaire le carré militaire du cimetière de la Pierre-Levée à Poitiers.

Comme souvent dans les villages qui possèdent une longue histoire, c’est une église qui trône en son cœur. Notre Dame et Saint-Cyprien est une église romane du XIIème. Sur son flanc une tour a été ajoutée au XIIIème siècle, afin de renforcer le système défensif organisé à partir du château fort.
Des voussures richement décorées encadrent le portail de l’église : on peut y admirer des éléments du bestiaire médiéval ainsi qu’un ornement végétal finement ciselé dans la pierre.

 

 

Rendez-vous à l’Office de Tourisme : vous devrez passer par le châtelet qui gardait l’entrée de la cour basse du château. Dans chacune de ses deux tours, des archères sont encore visibles ainsi que les glissières permettant à la herse de s’abaisser : observez-bien ! Vous constaterez que le sol a été creusé afin de faciliter le passage des véhicules.

 

Au pied du châtelet s’étendaient de larges douves sèches de près de cinq mètres de profondeur. La partie haute des tours du châtelet fut remaniée au XVème siècle.

Parmi les vestiges remarquables du château fort, subsistent enfin le donjon : cette pièce de vie seigneuriale, du XIIIème siècle, possède une forme singulière : pentagonale. Il domine un site castral qui a été démantelé après la Révolution française, l’ensemble servant alors de carrière de pierres.  Voilà pourquoi certaines tours ou courtines semblent avoir subi les assauts meurtriers de balistes ou de canons mais il n’en est rien… D’autres courtines restées en bon étant sont aujourd’hui intégrées à des habitations et leurs archères ont depuis été transformées en fenêtres pour éclairer des pièces de vie.

Château-Larcher est installé sur un site qui a été utilisé par les hommes depuis très longtemps : de nos jours, quelques dolmens peuvent encore être admirés sur le plateau d’Arlait.

photo : vivonne.pagesperso-orange.fr

L’ancien hospice, bâti en 1784 par l’abbé Gaspard de Cressac, est doté d’une belle toiture à la Mansart ainsi que d’une chapelle ajoutée en 1785. Le bâtiment a longtemps abrité des religieuses chargées de soigner les pauvres et les malades des environs. Utilisé comme école de jeunes filles jusqu’en 1962, le manoir hospice a entièrement été restauré par la mairie en 1994. Depuis, des logements locatifs y ont été aménagés. Les toitures et la façade sont classées monuments historiques.

Le Moulin Robin

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Une charte datée de 859 nous apprend que le seigneur Ebbon fait don de deux de ses moulins à l’abbaye de Nouaillé. Un canal-bief, passant sous la route départementale, est construit pour alimenter plusieurs moulins, dont deux dans le bourg de Château-Larcher.

Ce moulin à foulon est déjà attesté sous l’Ancien Régime, on y bat ou « foule » les draps et la laine avec de l’argile ou de l’écorce pour les assouplir et les dégraisser. On y fabrique également de l’huile de noix, de colza et de pavot ainsi que de la farine, soit pour le pain, soit pour l’alimentation animale. Au fil du temps, on va aussi travailler dans ce moulin le fer et le bois pour utiliser toute l’année la force de travail des ouvriers.Image2

C’est ainsi que sont créés un atelier de fabrication de sabots, puis un atelier de charronnage avec forge, où sont fabriquées principalement des roues de brouette cerclées de fer. A la fin de la deuxième guerre mondiale, le charronnage est sur le déclin, les véhicules sur roues caoutchoutées remplaçant les antiques charrettes. Un atelier de menuiserie vient alors compléter cet ensemble.

Toutes ces machines-outils sont mues par la force hydraulique. La roue a un diamètre de 5,60 m et mesure 1,40 m de large. La chute de l’eau de 3m de haut permet de développer une force de 21 chevaux.

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Jean Robin a 10 ans quand sa famille vient s’installer à Château-Larcher, il y maintiendra ses activités jusqu’en 1979, année où il a pris sa retraite.

 

Dans le cadre de la candidature déposée par la Commune, pour l’obtention du Label National de Petite Cité de Caractère, le moulin Robin représente un ouvrage exceptionnel à protéger et à valoriser. Un véritable atout pédagogique et historique qui ne demande qu’à être ouvert au public. La Municipalité a donc décidé de faire appel aux bonnes volontés pour entreprendre ce chantier de remise en état de la roue, qui actionne par l’énergie hydraulique les machines encore présentes à l’intérieur. Par ces quelques lignes et photos, vous pourrez vous tenir informé de l’évolution du travail entrepris durant ces quelques mois d’été.

 

Pour fêter comme il se doit la Journée Européenne des Moulins, le chantier a débuté le 21 mai 2016.chantier 2

Dans un premier temps : démontage de la toiture abritant la roue et évacuation des gravats.

Après quelques semaines, et la remise en état de la toiture, on attaque le vif du sujet : démontage des anciens bois et remplacement par des neufs. Encore quelques cessions dans l’été pour finir le chantier.

Pour la séance du 9 juillet : fin de la pose de l’armature en bois de la roue et serrage des boulons, désenvasement de la fosse de retenue du canal bief, tandis qu’une autre équipe s’occupait de couper et raboter plus de 2,50 m3 de planches qui iront garnir les aubes de la roue.

 

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chantier 4Tout est prêt pour (peut être finir) lors de la prochaine cession du chantier le 23 juillet avec au programme le montage des 40 aubes et 1200 boulons à serrer.

Merci a tous ceux qui participent !

 

 

 

 

 

Après quelques décennies d’immobilité la roue du Moulin Robin vient de faire ses premiers tours ce 23 Juillet 2016.
La vitesse de rotation est encore faible, car le niveau du canal bief n’est pas assez haut, cette vieille dame a besoin d’un redémarrage en douceur et Il faut que tous les éléments se rodent.
Un GRAND MERCI à tous les bénévoles qui ont contribué a la reconstruction de cette roue, premier pas vers la remise en marche du moulin et de ses machines.

 

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